Food Truck Occasion

Camion ou remorque food truck d’occasion : lequel choisir ?

La remorque food truck d’occasion coûte en général moins cher et convient très bien aux emplacements fixes ou réguliers, à condition d’avoir le bon véhicule tracteur et le bon permis. Le camion est plus pratique si vous changez d’emplacement plusieurs fois par semaine : il s’installe vite et se gare plus facilement. Le triporteur, lui, vise l’événementiel et les boissons.

Un camion food truck et une remorque food truck côte à côte sur la place du marché d’une petite ville française

Le comparatif en un coup d’œil

CritèreRemorqueCamionTriporteur
Prix d’occasion courant10 000€ à 30 000€ équipée20 000€ à 60 000€ et plus2 000€ à 20 000€
PermisB, B96 ou BE selon les poidsB jusqu’à 3,5 t de PTACSelon le modèle (souvent B ou permis moto léger)
Véhicule tracteurIndispensableInutileInutile
Installation sur placePlus longue (dételage, calage)RapideTrès rapide
Espace de travailSouvent généreuxLimité par le fourgonTrès réduit
Entretien mécaniqueFaible (essieu, freins, pneus)Celui d’un utilitaireFaible à modéré
Risque en cas de panneLa cuisine reste utilisableCuisine immobilisée avec le moteurActivité limitée
Usage idéalEmplacement fixe, marchés réguliers, saisonTournées, plusieurs lieux par semaineÉvénements, boissons, centres-villes

La remorque food truck : la porte d’entrée la plus accessible

Ses atouts

  • Un prix d’achat plus bas : à équipement égal, une remorque coûte généralement nettement moins cher qu’un camion, car il n’y a ni moteur ni boîte de vitesses à payer.
  • Peu de mécanique : essieu, roulements, freins à inertie, pneus, éclairage. L’entretien est simple et peu coûteux.
  • La séparation cuisine et véhicule : si votre voiture ou votre utilitaire tombe en panne, vous pouvez faire tracter la remorque par un autre véhicule. Et une fois dételée sur un emplacement de saison, votre véhicule reste libre pour les courses.
  • Plus de place : de nombreuses remorques offrent une surface de travail confortable, avec une baie de service large.

Ses contraintes

  • Il vous faut un véhicule tracteur capable de la tirer : vérifiez le poids total roulant autorisé (rubrique F.3 de sa carte grise) et le poids tractable.
  • Le permis : une remorque équipée dépasse souvent 750 kg, et la somme des PTAC dépasse vite 3 500 kg. Selon le cas, il faudra la mention B96 (formation de 7 heures) ou le permis BE. Tout est détaillé dans notre guide sur l’homologation et le permis.
  • Les manœuvres : reculer avec une remorque dans une ruelle ou sur une place de marché demande de l’entraînement.
  • L’installation : dételage, mise à niveau sur béquilles, calage des roues. Comptez quelques minutes de plus à chaque service.
  • Le stationnement : il faut un lieu sûr pour la remiser la nuit, idéalement fermé.

À vérifier sur une remorque d’occasion

Concentrez-vous sur le châssis (galvanisé de préférence), l’état du timon et de la tête d’attelage, les freins à inertie, les roulements (pas de jeu en secouant la roue), les béquilles et la date des pneus. Vérifiez que la carte grise mentionne bien un PTAC cohérent avec l’équipement embarqué. Consultez les remorques food truck d’occasion pour vous faire une idée des prix.

Le camion food truck : la solution tout-en-un

Ses atouts

  • La mobilité : vous arrivez, vous ouvrez la baie, vous servez. Idéal si vous enchaînez un parking d’entreprise le midi et un marché le soir.
  • Un seul véhicule : pas besoin de posséder ou d’entretenir un véhicule tracteur.
  • Le permis B suffit tant que le PTAC reste à 3,5 tonnes, ce qui facilite aussi l’embauche.
  • L’image : un beau camion, surtout vintage, attire l’œil et devient un support de communication à part entière.

Ses contraintes

  • Un budget plus élevé, à l’achat comme en assurance.
  • La dépendance au moteur : une panne mécanique immobilise aussi votre cuisine, donc votre chiffre d’affaires. Une base fiable et bien entretenue vaut souvent mieux qu’un aménagement luxueux.
  • Le poids : sur une base de 3,5 tonnes, chaque kilo d’équipement compte. Un camion déjà lourd à vide laisse peu de marge pour l’eau, le stock et l’équipe.
  • Les zones à faibles émissions : un vieux diesel peut être interdit dans certaines villes, selon des règles qui varient et évoluent. Renseignez-vous localement.
  • L’espace : la largeur d’un fourgon limite le nombre de postes et de personnes qui peuvent travailler en même temps.

À vérifier sur un camion d’occasion

La mécanique d’abord (historique d’entretien, embrayage, distribution, corrosion du châssis), puis la carte grise (genre VASP, carrosserie « magasin »), puis la cuisine. Notre check-list d’achat détaille chaque point. Les camions food truck d’occasion sont regroupés dans une catégorie dédiée.

Et le triporteur ou le food bike ?

Triporteurs motorisés et vélos cargo aménagés séduisent pour les cafés, les glaces, les crêpes, les cocktails sans alcool ou les bars à bières lors de mariages et de festivals. Leur prix d’achat est faible et ils se faufilent partout, y compris dans des lieux où un camion ne pourrait pas entrer. En revanche, leur capacité de cuisson et de stockage est très limitée : ils conviennent rarement à une restauration complète. Pensez aussi à l’autonomie électrique si vous avez des appareils qui chauffent. Voir les triporteurs et food bikes en vente.

Comment choisir selon votre projet

Vous visez un emplacement fixe ou une saison au même endroit

La remorque est presque toujours le meilleur choix : moins chère, plus spacieuse, et vous n’immobilisez pas un moteur qui ne roule que deux fois par saison.

Vous enchaînez plusieurs emplacements par semaine

Le camion s’impose. Le temps gagné à chaque installation, multiplié par des centaines de services par an, finit par compenser l’écart de prix. Pour une tournée en ville, un fourgon compact se gare plus facilement qu’un ensemble voiture et remorque.

Vous faites surtout de l’événementiel

Tout dépend du volume : pour des mariages et des soirées privées, un triporteur ou une petite remorque au look soigné suffit souvent. Pour des festivals avec de grosses affluences, il faut de la capacité de production, donc une grande remorque ou un camion bien équipé.

Vous démarrez avec un budget serré

Une remorque d’occasion bien équipée, tractée par un véhicule que vous possédez déjà, limite l’investissement de départ. Vérifiez simplement que votre véhicule et votre permis permettent de la tracter avant d’acheter.

Les coûts d’usage, souvent sous-estimés

Le prix d’achat ne dit pas tout. Sur plusieurs années, ces postes pèsent lourd dans la comparaison :

  • L’assurance : un camion aménagé s’assure comme un véhicule spécialisé, avec une valeur d’aménagement à déclarer. Pour une remorque, il faut assurer la remorque elle-même et vérifier que le contrat du véhicule tracteur couvre la traction. Faites établir des devis pour les deux options avant de décider.
  • Le carburant : un fourgon aménagé et chargé consomme sensiblement plus qu’à vide. Une voiture qui tracte une remorque lourde aussi. Le trajet quotidien entre votre lieu de stockage et vos emplacements fait toute la différence.
  • L’entretien : vidanges, freins, distribution et pneus pour un camion ; roulements, freins à inertie et pneus pour une remorque, en plus de l’entretien de votre véhicule tracteur.
  • Le remisage : un ensemble voiture et remorque prend plus de place qu’un camion, et un local fermé coûte un loyer.
  • Le groupe électrogène : dans les deux cas, il faut l’entretenir et l’alimenter, sauf si vos emplacements fournissent l’électricité.

Le calcul qui départage

Pour comparer deux offres concrètes, additionnez sur trois ans : prix d’achat, remise en état, assurance, entretien, carburant, et le coût éventuel d’un véhicule tracteur ou d’un permis supplémentaire. Retranchez ensuite la valeur de revente probable. C’est souvent ce calcul, plus que le prix affiché, qui révèle la meilleure affaire. Notre guide des prix vous donne les fourchettes de référence.

Quel que soit votre choix, voyez le food truck, faites-le peser et vérifiez ses papiers avant tout paiement. Nos conseils anti-arnaque sont sur la page Acheter et vendre en sécurité.

Questions fréquentes

Est-ce qu’une remorque food truck est moins chère qu’un camion ?

Oui, en général. À équipement comparable, une remorque d’occasion coûte nettement moins cher qu’un camion, car elle n’a ni moteur ni boîte de vitesses. Il faut toutefois disposer d’un véhicule capable de la tracter.

Quel permis pour une remorque food truck ?

Le permis B suffit si la remorque fait 750 kg ou moins de PTAC, ou si la somme des PTAC de la voiture et de la remorque ne dépasse pas 3 500 kg. Au-delà, il faut la mention B96 jusqu’à 4 250 kg, puis le permis BE.

Quelle voiture pour tracter une remorque food truck ?

Il faut un véhicule dont le poids total roulant autorisé, indiqué en rubrique F.3 de la carte grise, couvre le poids de la voiture chargée plus celui de la remorque. En pratique, un SUV robuste, un pick-up ou un utilitaire sont les plus adaptés aux remorques équipées.

Camion ou remorque : lequel se revend le mieux ?

Les deux se revendent bien s’ils sont conformes et entretenus. La remorque perd moins de valeur mécanique, tandis que la valeur d’un camion dépend beaucoup de son kilométrage et de son moteur. Un aménagement professionnel documenté rassure les acheteurs dans les deux cas.

Peut-on cuisiner dans un triporteur ?

Oui, pour des préparations simples : crêpes, gaufres, cafés, glaces ou boissons. Pour une restauration complète avec friture ou plusieurs postes de cuisson, la place, l’énergie et la charge utile d’un triporteur sont généralement insuffisantes.

Mis à jour le 13/10/2026